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. La Métisse
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. La clôture
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Le Canada, Terre de nos Aïeux,
fête ses 150 ans.
C'était à l'époque de nos arrières (et arrières) grands-parents, il y a maintenant
4 et 5 générations.
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Avec la création du Canada, c'est le début
 des réserves indiennes carrées entourées d'une clôture de broche. Des camps de concentration
où chaque individu a reçu un numéro
et une carte pour attester de sa race.
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Les fonctionaires du fédéral ont inscrit le numéro de bétail dans le registre gouvernemental.
Ils ont appliqué la Loi à la lettre:
seuls ceux qui vivent sur la réserve
seront considérés autochtones.
Seuls ces noms inscrits au registre
 bénéficieront de ''la protection
et des avantages fiscaux du gouvernement '
'.



Note: l'auteure utilise le mot ''indien''
malgré le politically incorrect,
le mot ''indien '' étant utilisé fréquemment
dans le langage courant en milieu autochtone.
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Il y a 150 ans, le Canada s'est autoproclamé
 et a créé ses propres Lois pour se déclarer propriétaire de tout le territoire.
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Avec l'aide des dirigeants religieux,
le gouvernement a octroyé des terres pratiquement gratuites aux courageux et
 intrépides colons qui souhaitaient s'installer
en région pour l'essor du pays.

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Autrement dit, on a donné les terres à tout le monde SAUF à ceux qui vivaient déjà dessus.

Pendant qu'on enfermait les autochtones dans un carré, des centaines de petits villages
en milieu forestier sont soudainement
 apparus sur la mappe du Québec.

Pensez à un nom de village
qui commence par Saint ou Sainte
avec son Église et sa rue principale
 bâtie autour de 1870.
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Prenez une carte du Québec et regardez
le nom des villages dans les Laurentides, Lanaudière, la Beauce, le Saguenay,
la région de Mégantic, la Mauricie, l'Abitibi
 ou le comté de Porrtneuf près de Québec.
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La même histoire de développement économique se trouve du côté anglais,
avec la fondation de plusieurs villages dans les Laurentides (Weir, MorinHeights, Harrington, Brownsburg) et dans les Eastern Townships, autour de Sherbrooke ou
 de Bromont (Richmond, Melbourne, Bury, Frelighburg, Bedford, Farnham).
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Des centaines de familles anglophones ou francophones se sont donc choisi un lot
dans les régions en développement.
On les appelle les fondateurs.

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Dans les sous-sols de nos églises vides,
les photos en noir et blanc montrent les débuts
du village. Comme dans les livres d'histoire,
on
parle des hommes qui ont défriché,
sorti le bois et cultivé les premiers champs.

wikimedia commons
wikicommons
On parle des vaillants bûcherons
et des courageux agriculteurs.
On nous parle de terre vierge et inhabitée.
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On parle des politiciens, des riches et des religieux qui ont financé l'essor des régions
 en instaurant commerces et industries.
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On ne parle pas des femmes.
On ne parle pas des autochtones.
On ne montre pas QUI vivait là
quand les fondateurs ont décidé de s'installer.
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Ceux qui vivaient là,
(dans des tentes ou des maisons de bois)
c'étaient nos arrières (et arrières) grands-parents.
Ceux dont les familles ont toujours vécu là,
avant que ça s'appelle Saint-Queuque chose...
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Ceux qui vivaient dans les bois,
au bord des lacs et des rivières autour de
Sainte-Thècle, Saint-Donat, Saint-Pierre, St-Élie, St-Alexis, Saint-Lazare, Saint-Raymond, St-Gabriel, Saint-Elzéar, Saint-Damien, Sainte-Marguerite,  Sainte-Brigitte ou Saint-Sylvestre.

suite  
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